Rapport du commerce extérieur de la France (2021) – Direction Générale du Trésor

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Synthèse de Beesnest

Le bureau des Echanges extérieurs et du risque-pays de la Direction générale du Trésor a réalisé une analyse des résultats 2021 du commerce extérieur de la France. Selon la DGT, force est de constater que l’environnement global du commerce extérieur de la France s’est dégradé. Ce constat cache cependant certaines disparités ainsi que des pistes pour l’avenir.

Concernant les échanges commerciaux de biens, plusieurs remarques sont formulées : les exportations retrouvent un niveau proche d’avant crise. Néanmoins, la reprise des importations est plus importante que celle des exportations, ce qui impacte fortement le solde commercial. La hausse importante de la facture énergétique en serait une des principales causes. Dans le détail, les situations sectorielles sont disparates : 

  • L’aéronautique est le secteur présentant la plus faible dynamique de rattrapage en 2021 avec des exportations en baisse de 42,5 % par rapport à 2019. 
  • L’automobile a connu une bonne reprise sans retrouver le niveau pré-crise.
  • La majorité des exportations des autres secteurs retrouvent voire dépassent leur niveau d’avant-crise (chimie, textile, agroalimentaire et pharmacie).

Concernant les échanges commerciaux de services, si le volume des importations et exportations n’a pas retrouvé son niveau d’avant-crise à cause de la lente reprise du secteur touristique, les difficultés du secteur assurantiel et de la construction, la reprise est toutefois particulièrement importante en 2021 pour la France qui dégage un excédent record de 36,2 Md€. Ce record est porté notamment par les services de transport (l’explosion des prix du fret maritime en est la principale cause). 

Ainsi, le solde de la balance courante s’est nettement amélioré en 2021, passant de -43,7 Md€ en 2020 à -23,2 Md€ en 2021, retrouvant un niveau proche de l’équilibre. Cette amélioration est due à l’augmentation de l’excédent du solde des services, et des revenus (après une détérioration spectaculaire en 2020), qui viennent plus que compenser la détérioration du solde des biens. 

La DGT note également que la contribution du commerce extérieur à la croissance du PIB redevient positive en 2021 : la contribution est de +0,2 point après −1,1 point en 2020. Ce résultat est porté par l’augmentation de 9% en 2021 des exportations de biens et services en volume.

Au niveau de la place de la France dans le commerce international, si cette dernière conserve la 6ème place mondiale des biens et services en 2020, ses parts de marché mondiales ont baissé à 2,8 % (3,0 % en 2019) sur le périmètre des biens et 3,4 % (après 3,5 %) sur celui des biens et services. 

 

Le contexte international en 2021 pèse sur la situation française. Une des principales causes est les tensions persistantes sur les approvisionnements (la DGT propose à ce sujet un focus sur la place de Taïwan dans le secteur des semi-conducteurs à la page 55). Les tensions USA/Chine et R-U/UE constituent également des enjeux dans les années à venir. Notons également le retour de l’inflation à des niveaux importants dans le monde depuis janvier 2021. 

A propos des perspectives pour 2022, la DGT soulevait plusieurs éléments : 

  • Des mesures transversales de soutien des entreprises françaises ont été adoptées dès le printemps 2020 et un volet export a été inséré dans le plan « France Relance » ciblant particulièrement le retour des PME-ETI sur les marchés étrangers.
  • Le plan France Relance, dans son volet «Relocaliser : sécuriser nos approvisionnements stratégiques » a vu son enveloppe passer de 600 M€ à 850 M€.
  • La France va devoir adapter ses outils commerciaux face au défi de l’atteinte des objectifs de développement durable, alors que l’Union européenne s’est dotée d’objectifs ambitieux.
  • Le nombre d’entreprises exportatrices françaises a atteint un point haut au 3ème trimestre 2021 et les PME ont mieux résisté à la crise que les ETI et les grandes entreprises.

Le stock d’IDE français à l’étranger a reculé légèrement en 2020 (-1 %). Il s’établit à 1 261 Md€, soit le 8ème stock mondial.

Les chiffres et enseignements clés du rapport : 

  • La France est le 6ème exportateur mondial de biens et services
  • 135 900 entreprises françaises exportatrices
  • Les exportations de biens ont représenté 500,9 Md€ (+17% par rapport à 2020)
  • Les importations de biens ont représenté 585,6 Md€ (+18,8% par rapport à 2020)
  • Ainsi, le déficit commercial en biens s’établit en 2021 à 84,7 Md€, (contre 64,7 Md€ en 2020)
  • Les principaux clients de la France sont l’Allemagne, l’Italie et la Belgique.
  • Les principaux fournisseurs de la France sont l’Allemagne, la Chine puis l’Italie. 
  • 54,3% des exportations françaises sont réalisées auprès des pays membres de l’Union Européenne.
  • La France dispose d’un excédent commercial en termes de services : +36,2 Md€ 

Veuillez noter qu’il ne s’agit pas d’une liste exhaustive de toutes les informations contenues dans le rapport, mais plutôt d’un résumé de certains points et chiffres clés. Pour plus d’informations, veuillez lire le rapport complet.

Informations sur l'étude

Notation de l'étude
5/5

Les informations contenues dans la synthèse d’études et de rapports produite par Beesnest sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils professionnels. Les études et les rapports utilisés pour produire cette synthèse proviennent d’autres organismes et n’ont pas été rédigés par Beesnest. L’exactitude, l’exhaustivité ou la pertinence de ces informations ne peut pas être garanties par Beesnest qui n’est pas responsable des erreurs, omissions ou imprécisions dans cette synthèse. En utilisant cette synthèse, vous reconnaissez que vous le faites à vos propres risques et que vous êtes responsable de la prise de décision qui en découle. Beesnest n’est pas responsable de tout préjudice ou dommage résultant de l’utilisation de ces informations.

Beesnest Analyste ayant rédigé la synthèse de l'étude :

Romain Baudrand

Titulaire d’une licence d’Administration Publique et d’un Master sur les interactions publics/privé à Sciences Po Lyon, Romain décide de se spécialiser dans le conseil pour le secteur public en rejoignant l’ESCP Business School. Après une première expérience dans le conseil et plusieurs années en Junior-Entreprise, il est désormais formateur national en stratégie commerciale auprès de la Confédération Nationale des Junior-Entreprises.

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