Voiture électrique : à quel coût ? – France Stratégie

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Synthèse Beesnest

France Stratégie examine les coûts et les bénéfices de la transition vers la voiture électrique en France, qui est considérée comme une étape clé pour atteindre les objectifs de neutralité carbone à l’horizon 2050.

Les ventes de véhicules électriques en 2021 ne représentent que 10% des ventes de véhicules neufs malgré les mesures de soutien public. Le surcoût à l’achat reste un frein important, dépassant souvent les 15 000 euros pour les voitures citadines. Les dispositifs actuels, tels que le bonus écologique et la prime à la conversion, compensent partiellement ce surcoût, mais les incitations pourraient être mieux ciblées en restreignant le bonus aux véhicules électriques de petite taille.

De plus, un durcissement du malus sur les émissions et sur le poids, y compris pour les véhicules électriques, ainsi qu’un accompagnement spécifique pour les ménages modestes et une clarification des anticipations sur le prix de l’électricité et la disponibilité des recharges, sont nécessaires pour augmenter l’adoption des véhicules électriques.

Enfin, le durcissement des zones à faibles émissions (ZFE) nécessitera un accompagnement renforcé pour les conducteurs dans les métropoles concernées, bien que les modalités précises restent à définir.

 

Sommaire de l’étude : 

LES MÉNAGES FACE À LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE DES MOBILITÉS

  • Les ménages face à la transition : une rentabilité économique à consolider (p.2)
  • L’électrique : un surcoût à l’investissement et des gains à l’usage (p.2)
  • Des coûts totaux aujourd’hui favorables à l’électrique (p.4)
  • Un coût élevé de la tonne de carbone évitée (p.4)
  • Les ménages modestes face à la transition : entre investissements trop importants et alternatives limitées (p.6)
  • L’entrée de gamme : une solution pour développer l’électrique (p.6)
  • Les modèles de location : un levier potentiel, mais qui nécessiterait un soutien additionnel conséquent pour une ecacité qui reste à déterminer (p.7)
  • Un marché de l’occasion pas encore dimensionné pour le défi de la décarbonation (p.8)
  • Les leviers autres que les aides à l’achat (p.8)
  • Le maillage en bornes de recharge : un levier central (p.9)

LA TRANSITION DES MOBILITÉS : UNE RÉALITÉ MACROÉCONOMIQUE SOUTENABLE

  • Motorisation des ménages et ciblage des dispositifs (p.11)
  • Des scénarios pour discuter de l’évolution des politiques publiques (p.12)
  • Vers une électrification massive des véhicules vendus (p.12)
  • Les prochaines années sont cruciales pour anticiper l’interdiction des ventes de véhicules thermiques neufs en 2035 (p.12)
  • À l’horizon 2035, la poursuite d’une coexistence entre véhicules thermiques et électriques dans le parc (p.13)
  • Quid des outils de politique publique et de leur impact sur les finances publiques ? (p.13)

Chiffres clés du rapport:

  •  Les véhicules électriques ont représenté seulement 10 % des ventes neuves en 2021. (p.1)
  • Le secteur du transport représente 30% des émissions de gaz à effet de serre de la France en 2021 (p.2)
  • En 2020, 40 % des transactions effectuées par des personnes physiques sur le marché des véhicules neufs étaient des locations (p.7)
  • Le marché de l’occasion représente environ 6 millions de transactions par an. (p.8)
  • La proportion de voitures électriques dans le parc d’occasion en France est encore faible puisqu’elle représente à peine 1 % du parc (environ 400 000 voitures électriques début 2022) (p.8)
  • En France, environ 8 points de recharge sont ouverts au public pour 100 voitures électriques contre 8 en Norvège, 7 en Allemagne et jusqu’à 69 aux Pays-Bas (p.9)
  • Le plan « France 2030 » prévoit quant à lui 300 millions d’euros pour la recharge haute puissance dans les métropoles et les territoires, pour des recharges en moins de trente minutes. (p.10)
  • Selon l’INSEE en 2020, environ 84 % des ménages possèdent au moins une voiture en France, 36 % en possèdent plusieurs (p.10)
  • En 2019, juste avant la crise liée au Covid-19, environ 2,2 millions de véhicules étaient produits en France, 21,6 millions en Europe, 25,7 millions en Chine et 20,1 millions en Amérique (p.16)

Informations sur l'étude

Notation de l'étude
5/5

Les informations contenues dans la synthèse d’études et de rapports produite par Beesnest sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils professionnels. Les études et les rapports utilisés pour produire cette synthèse proviennent d’autres organismes et n’ont pas été rédigés par Beesnest. L’exactitude, l’exhaustivité ou la pertinence de ces informations ne peut pas être garanties par Beesnest qui n’est pas responsable des erreurs, omissions ou imprécisions dans cette synthèse. En utilisant cette synthèse, vous reconnaissez que vous le faites à vos propres risques et que vous êtes responsable de la prise de décision qui en découle. Beesnest n’est pas responsable de tout préjudice ou dommage résultant de l’utilisation de ces informations.

Beesnest Analyste ayant rédigé la synthèse de l'étude :

Romain Baudrand

Titulaire d’une licence d’Administration Publique et d’un Master sur les interactions publics/privé à Sciences Po Lyon, Romain décide de se spécialiser dans le conseil pour le secteur public en rejoignant l’ESCP Business School. Après une première expérience dans le conseil et plusieurs années en Junior-Entreprise, il est désormais formateur national en stratégie commerciale auprès de la Confédération Nationale des Junior-Entreprises.

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