Renaissance in Uncertainty: Luxury Builds on Its Rebound – Bain & Company

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Synthèse Beesnest : quelles étaient les dernières tendances du monde du luxe en 2022 ?

Pour cette 21eme édition du rapport luxe par l’agence de consulting américaine Bain & Compagny en collaboration avec la Fondation Altagamma (comité réunissant les marques de luxe italiennes) présentent des informations et des données de l’industrie en 2022 ainsi que ses prévisions d’évolution pour la décennie à venir.

Les données représentent neuf divisions du luxe, comptant parmi elles : l’automobile, l’hôtellerie, la gastronomie et l’art de la table, les vins et spiritueux, les meubles et articles de maison, les beaux-arts, les jets privés et yachts, les croisières et les biens de luxe personnels rassemblant les secteurs de la haute couture et du net-à-porter, la haute bijouterie et l’horlogerie, la maroquinerie, la chaussure et la beauté. Presque tous ces secteurs sont parvenus à se rétablir de la précédente crise du Covid-19, à l’exception de l’hôtellerie et des croisières qui peinent à regagner leurs performances de pré-covid. Ceci s’expliquait par la perduration des confinements en Chine, diminuant le trafic touristique à l’international et ce combiné avec le besoin des voyageurs de choisir une destination rurale et l’isolement lors de leurs voyages, plutôt que de se tourner vers des grandes villes.

Les spiritueux et vins :

La vente des spiritueux et vins pétillants prend le dessus grâce au développement international des Status Spirit et de leur utilisation dans des contextes qui ultérieurement favorisait la consommation d’autres vins. Au total, la division atteint les 96 milliards d’euros soit 16% de hausse par rapport à 2021. Le Revenge Spendingse ressent également dans le secteur de la gastronomie où les clients apprécient la consommation à domicile. Ainsi, une forte demande se démarque pour des distributeurs dans l’alimentation haut de gamme et pour les formations culinaires, menant à une hausse de 12% atteignant les 57 milliards d’euros.  

Les articles d’intérieurs :

Les impactes du Covid-19 et des confinements continuent de renforcer la relation que les individus ont noué avec leurs foyers. Cela a stimulé la demande pour les articles d’intérieur, 39 milliards en 2022 : les objets luminaires, de pièces à vivre ou de la chambre sont sélectionnés pour leurs attributs de confort, leur fonctionnalité et leur charme, tandis que la demande pour les meubles et luminaires dans les espaces commerciaux misent sur l’esthétique et la haute qualité.

L’art :

Le marché de l’art est devenu une alternative d’investissement contre la volatilité des marchés financier et un moyen de faire rayonner la diversité, l’égalité et l’inclusion à travers les galeries d’art et les collectionneurs. Par ailleurs, l’art digital des NFT demeure niche mais cherche à s’insérer dans ce secteur qui a atteint les 39 milliards d’euros.  

Les jets privés et les yachts :

La vente des jets privés et yachts a atteint les 26 milliards d’euros en 2022, soit une hausse de 18% due aux besoins croissants des individus à être plus proches de la nature. Les modèles assouvissent ces nouveaux besoins de conforts et d’isolement leur permettant de naviguer au milieu des eaux. Les systèmes plus sécurisés, durables et recyclables sont fortement favorisés au détriment des moyens de déplacements commerciaux.

La maroquinerie et la mode :

On souligne surtout les efforts de la mode et de la maroquinerie, ce dernier a su s’engager dans une stratégie d’élévation croissante des prix sans impacter sa vente en volume.

Quant à la mode, malgré les crises économiques successives et les confinements imposés en Chine, nous pouvons observer une surprenante hausse globale des biens de luxe personnels. La division atteint une augmentation de 19% à 21% entre 2021 et 2022, traduite par un chiffre d’affaires s’élevant à 353 milliards d’euros. Ceci représente une évolution de 22% en échange courant ou de 15% en échange constant par rapport à 2021. Ce revenu prévoit d’atteindre en moyenne 560 milliards d’euros d’ici 2030. Les dépensent se focalisent également sur le luxe expérientiel qui a été pourtant fortement impacté par la précédente absence de tourisme et des déplacements professionnels (type de tourisme qui était aussi source de shopping et du travel retail).

L’automobile :

L’automobile demeure le plus grand secteur du marché, atteignant 566 milliards d’euros soit presque 50% du revenu total du marché et reflétant une hausse de 6% par rapport à 2021 ou de 3% sur les résultats de 2019. Malgré les impacts du conflit entre l’Ukraine et la Russie sur les chaines d’approvisionnement ainsi que la compétition émergente provenant des fabricants Chinois, de nouveau horizons sont encore à explorer. En effet, les clients de ce secteur exigent des alternatives au moindre coûts environnementaux, avec d’autant plus de connectivité au digital et une hyperpersonnalisation à toute étape du service.

Les prochaines tendances :

En général, grâce à une demande pour le luxe de plus en plus large et affluente, moins susceptible aux turbulences et à l‘impact de l’inflation, et grâce à son écosystème multidimensionnel, le marché en 2023 sera beaucoup plus résilient que durant la crise financière de 2008-2009. D’ici 2030, on comptera 500 millions de clients contre 400 millions en 2022 dont 40% qualifiés de VICVery Important Clients – qui recherchent à se différencier par l’unicité et l’expérience. Cette croissance se justifie également par la demande provenant des Générations X et Y, en forte croissance et possédant actuellement une grande part du marché : 25% et 47% respectivement. D’ici 2030, la contribution des Générations Z et Alpha devrait représenter à elle seule un tiers de la consommation. D’autre part, les nouvelles activités générées par le développement des nouvelles technologies tels que le metaverse, les NFT ou les expériences 3.0, devraient contribuer à générer entre 60 et 120 milliards d’euros d’ici 2030, soit près de 21% du revenu globale.

La demande provenant des clients américains représente la plus grande part du marché actuel responsable d’avoir générée près de 113 milliards d’euros de revenue. Ce premier marché est suivi de près par l’Europe, grandement soutenue par les acquisitions de touristes américains et du Moyen Orient. La Chine, actuellement ralentie par la succession de confinements due à la Covid, demeure tout de même un client essentiel du luxe sur le long terme et devrait reprendre sa place à partir du second semestre 2023. Cependant, l’Asie du Sud ainsi que la Corée du Sud sont des marchés émergents avec un futur potentiel : notamment l’Inde, dont le développement infrastructurel lui permettrait de tripler sa taille actuelle d’ici 2030.

Zoom sur les canaux de distribution :

En ce qui concerne les canaux de distribution, le retail a su se développer pour rejoindre le wholesale, rééquilibrant les parts du marché. La distribution online a augmenté de 20% entre 2021 et 2022 et réalise 75 milliards d’euros : elle est de plus en plus intégrée et normalisée encourageant d’ici 2030, une approche « omnicanale 3.0 » estompant la démarcation entre les boutiques mono-marques et leurs plateformes e-commerce.

Veuillez noter qu’il ne s’agit pas d’une liste exhaustive de toutes les informations contenues dans le rapport, mais plutôt d’un résumé de certains points et chiffres clés. Pour plus d’informations, veuillez lire le rapport complet.

Informations sur l'étude

Notation de l'étude
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Les informations contenues dans la synthèse d’études et de rapports produite par Beesnest sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils professionnels. Les études et les rapports utilisés pour produire cette synthèse proviennent d’autres organismes et n’ont pas été rédigés par Beesnest. L’exactitude, l’exhaustivité ou la pertinence de ces informations ne peut pas être garanties par Beesnest qui n’est pas responsable des erreurs, omissions ou imprécisions dans cette synthèse. En utilisant cette synthèse, vous reconnaissez que vous le faites à vos propres risques et que vous êtes responsable de la prise de décision qui en découle. Beesnest n’est pas responsable de tout préjudice ou dommage résultant de l’utilisation de ces informations.

Beesnest Analyste ayant rédigé la synthèse de l'étude :

Carolina Fefer

Forte d’un parcours multiculturel entre Argentine, France, et Angleterre, Carolina commence ses études à l’Université de Leeds en marketing avant de poursuivre avec un Master en management du luxe à l’Institut Français de la Mode. Toujours au courant de l’actualité de son secteur, la mode, le luxe, et le retail n’ont plus de secret pour elle !

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