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Synthèse Beesnest : comment répondre aux déficits d'approvisionnement du cuivre ?

L’étude de McKinsey examine les déficits d’approvisionnement en cuivre en raison de la demande croissante de métaux due à la transition énergétique. La décarbonisation, étroitement liée à une électrification accrue, nécessite une augmentation significative de la production de cuivre, un élément clé de ce processus. La demande annuelle de cuivre est estimée à 36,6 millions de tonnes métriques d’ici 2031, tandis que l’offre actuelle ne peut fournir que 30,1 millions de tonnes métriques. Cela laisse un déficit de 6,5 millions de tonnes métriques à combler.

Cependant, de nouvelles technologies émergentes telles que la récupération de particules grossières, la lixiviation des sulfures (sulfide leaching) et l’optimisation du processus par apprentissage automatique pourraient contribuer à combler ce déficit. Malgré les obstacles à la commercialisation et à l’adoption généralisée, ces technologies pourraient fournir une solution importante.

L’industrie minière a réagi aux défis en augmentant le volume des minerais de sulfure traités. Au cours des dix dernières années, le volume de minerai envoyé aux concentrateurs a augmenté de 1,1 milliard de tonnes métriques, soit une croissance de 44 %. Pour fournir le cuivre, nécessaire à la transition énergétique via les méthodes traditionnelles, les mineurs devront répéter cet exploit en augmentant encore le volume de minerai traité de 44 % d’ici 2031.

Trois développements technologiques peuvent contribuer de manière significative à combler ce déficit :

La récupération de particules grossières, la lixiviation des sulfures et l’optimisation du processus par apprentissage automatique. Si ces technologies sont commercialisées et adoptées avec succès dans l’industrie, elles pourraient permettre d’augmenter la production de cuivre de plusieurs millions de tonnes métriques par an d’ici 2032, ce qui représenterait une création de valeur allant de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de milliards de dollars par an.

Cependant, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir avant de pouvoir commercialiser ces technologies. Si les obstacles actuels sont surmontés d’ici la fin de la décennie, il pourrait y avoir une production supplémentaire de 2,4 millions de tonnes métriques de cuivre raffiné par an d’ici 2032, avec un profil de risque de consommation d’eau et de résidus moins élevé que les voies de production actuelles basées sur la flottation.

L’accent est également mis sur l’optimisation des processus grâce à l’apprentissage automatique (Machine Learning) et les actions nécessaires à la mise en œuvre des nouvelles technologies.

La variabilité constante des corps de minerai présente un défi majeur pour l’optimisation de la production de cuivre. Traditionnellement, l’ajustement des configurations de l’usine était effectué par des métallurgistes, mais avec le développement de l’apprentissage automatique, une rigueur et une consistance supplémentaires ont été ajoutées au processus. Les applications les plus performantes tendent à garder l’opérateur humain au cœur du processus, mais lui fournissent également des données pour aider à la prise de décisions. Cela permet aux usines de traitement de fonctionner constamment à la limite supérieure de leurs capacités, augmentant ainsi les taux de récupération des métaux de 2 à 4% et le débit de 5 à 15%. Ces améliorations pourraient augmenter la production mondiale de cuivre raffiné existant et prévu de 0,5 à 1 million de tonnes métriques d’ici 2032, créant une valeur de 9 à 18 milliards de dollars par an.

Que retenir de l’étude ?

L’étude conclut en soulignant certaines actions que les différents acteurs de l’industrie pourraient entreprendre pour tirer pleinement parti de ces technologies. Les opérateurs miniers sont encouragés à mettre en œuvre ces nouvelles technologies, comme la récupération de particules grossières, la lixiviation des sulfures et l’optimisation des processus avec l’apprentissage automatique. Ces technologies soulignent l’importance des groupes d’innovation internes. Elles réaffirment également l’importance du développement des sites existants, qui présentent un faible impact environnemental et assurent la continuité des moyens de subsistance pour les communautés locales.

Pour les développeurs et les prestataires de services, les grandes sociétés minières offrent des opportunités d’affaires, recherchent des partenaires et créent des opportunités. Les nouvelles technologies offrent également de nouvelles options pour les projets de nouvelles mines.

Enfin, pour les acheteurs de métaux, bien que les contraintes d’approvisionnement en métaux nécessaires à la transition énergétique puissent sembler décourageantes, les nouvelles technologies de traitement des minerais indiquent que l’ingéniosité humaine et l’économie de marché tendent à trouver une solution. Toutefois, cela nécessite une analyse prudente et une veille constante des tendances de l’industrie.

Veuillez noter qu’il ne s’agit pas d’une liste exhaustive de toutes les informations contenues dans le rapport, mais plutôt d’un résumé de certains points et chiffres clés. Pour plus d’informations, veuillez lire le rapport complet.

Informations sur l'étude

Notation de l'étude
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Les informations contenues dans la synthèse d’études et de rapports produite par Beesnest sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils professionnels. Les études et les rapports utilisés pour produire cette synthèse proviennent d’autres organismes et n’ont pas été rédigés par Beesnest. L’exactitude, l’exhaustivité ou la pertinence de ces informations ne peut pas être garanties par Beesnest qui n’est pas responsable des erreurs, omissions ou imprécisions dans cette synthèse. En utilisant cette synthèse, vous reconnaissez que vous le faites à vos propres risques et que vous êtes responsable de la prise de décision qui en découle. Beesnest n’est pas responsable de tout préjudice ou dommage résultant de l’utilisation de ces informations.

Beesnest Analyste ayant rédigé la synthèse de l'étude :

Samuel Grimaud

Diplômé de l’École Nationale Supérieure d’Arts et Métiers, Samuel a suivi sa formation d’ingénieur en alternance spécialisée en mécanique industrielle. Pour se spécialiser en conseil et en stratégie d’entreprise, il a par la suite rejoint l’ESCP Business School. Il s’intéresse de près à l’actualité de l’Industrie afin d’être constamment conscient des enjeux et tendances du secteur.

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