La Décarbonation du Secteur Aérien par la Production de Carburants Durables – ACADEMIE DES TECHNOLOGIES

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Synthèse Beesnest : la production de carburants durables, la voie de décarbonation de l'aviation ?

Le rapport de l’Académie des Technologies sur la décarbonation du secteur aérien et la production de carburants durables fournit une analyse détaillée des défis auxquels est confronté le secteur de l’aviation en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le rapport met en évidence les efforts nécessaires pour atteindre l’objectif de zéro émission nette de CO2 d’ici 2050, en particulier en ce qui concerne la production de carburants durables en France et dans le monde.

Le rapport examine les différentes technologies de production de carburants durables, telles que la production de biocarburants à partir de déchets agricoles et forestiers, ainsi que les carburants synthétiques produits à partir d’électricité renouvelable. Il évalue également les coûts et les impacts environnementaux de ces technologies.

Le rapport souligne également l’importance de la coordination et de la collaboration entre les différents acteurs, tels que les compagnies aériennes, les producteurs de carburants, les gouvernements et les organisations internationales, pour atteindre les objectifs de réduction des émissions de CO2.

Enfin, le rapport recommande des actions concrètes pour accélérer le développement et la mise en œuvre de technologies de production de carburants durables.

Chiffres clés et enseignements :

  • Le transport aérien civil serait responsable de 3.1% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Ces émissions pourraient être amenées à doubler dans les 30 prochaines années
  • Les companies aériennes ont des coûts d’exploitation dont les carburants représentent 30%. Le prix des carburants durables sont 3 à 10 fois plus élevés que le Jet-A traditionnel ce qui impacterait fortement ces coûts. 
  • Le besoin en SAF est amené à faire x20 de 2030 (20 Mt) à 2050 (400Mt) d’après les objectifs du secteur (Tableau 1, page 6).
  • Le rapport rappelle les différentes voies de production de SAF (oléochimique, ATJ, thermochimique…).
  • La production de SAF en France se basant sur les SAF oléochimiques et les e-bioSAF pourrait atteindre 2 Mt soit 20% de la consommation française (page 8).
  • Le rapport rappelle que près de 50 TWh et 6 à 7 Mt de biomasse sèche seront nécessaires pour la France afin d’atteindre les objectifs d’ici 2040 (page 11 et voir figure 1 page 12).
  • La production de e-SAF pourrait avoir un coût de près de 2000 à 2500 euros par tonne produite (page 15 et voir figure 2 page 16 sur la sensibilité du coût de production).
  • Le rapport indique que la production de SAF en France reste possible et le rapport donne des chiffres sur les différents scénarios de production et de coups dans le pays. 
  • Le rapport fait la distinction entre les différents SAF (bioSAF, e-SAF, e-bioSAF – page 21) et explique leurs procédés.
  • Avec une croissance du traffic de près de 3.1% par an, le rapport détermine la consommation mondiale et les émissions mondiales de CO2 dans le cas où aucun efforts seraient faits (page 28).
  • La bioénergie est limitée comme le souligne le fait qu’il faudrait mobiliser près de 1 333 Mtep/an représentant alors 63% des Mtep estimés par l’Agence Internationale de l’Energie seulement pour le secteur aérien (page 34). 
  • Le rapport estime les productions de SAF suivant les différentes méthodes. 
  • Concernant les voies e-bioSAF et e-SAF, les besoins en électricités ont été établis comme leurs coûts énergétiques (notamment avec l’ajout d’hydrogène – page 52). 
  • La disponibilité d’électricité bas carbone a également été étudiée dans le rapport (page 55).
  • L’évolution des prix du kérosène (page 71) est à tenir en compte pour estimer la différence de prix avec les SAF. Les CAPEX ont été restitués avec des estimations de charges et de consommation (tableau page 76).  
  • Le dernier chapitre traite des éléments nécessaires pour une politique publique  et propose une liste de recommandations (pages 85 à 88).
  • Le rapport propose des fiches techniques pour approfondir certains procédés comme le Direct Sur Capture, le Fischer-Tropsch.  

Veuillez noter qu’il ne s’agit pas d’une liste exhaustive de toutes les informations contenues dans le rapport, mais plutôt d’un résumé de certains points et chiffres clés. Pour plus d’informations, veuillez lire le rapport complet.

Informations sur l'étude

Notation de l'étude
5/5

Les informations contenues dans la synthèse d’études et de rapports produite par Beesnest sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils professionnels. Les études et les rapports utilisés pour produire cette synthèse proviennent d’autres organismes et n’ont pas été rédigés par Beesnest. L’exactitude, l’exhaustivité ou la pertinence de ces informations ne peut pas être garanties par Beesnest qui n’est pas responsable des erreurs, omissions ou imprécisions dans cette synthèse. En utilisant cette synthèse, vous reconnaissez que vous le faites à vos propres risques et que vous êtes responsable de la prise de décision qui en découle. Beesnest n’est pas responsable de tout préjudice ou dommage résultant de l’utilisation de ces informations.

Beesnest Analyste ayant rédigé la synthèse de l'étude :

Pierre DUBOS

Après des études à Paris et à Londres en management et international business au sein de l’Université Paris Dauphine, Pierre a cofondé Beesnest. Sa passion ? L’aviation ! De nombreuses expériences d’analyste dans le monde du conseil et la banque d’investissement en financement aéronautique lui ont permis de mieux connaître le secteur. Pierre est actuellement en train de passer sa License de Pilote Privé (PPL) à Saint-Cyr (LFPZ).

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